L’ancien Premier ministre haïtien Laurent Lamothe a annoncé avoir mandaté des cabinets d’avocats en vue d’engager des poursuites judiciaires, affirmant être la cible de campagnes de diffamation fondées, selon lui, sur de fausses informations.
Dans un message publié sur le réseau social X, l’ex-chef du gouvernement évoque des accusations relayées depuis plusieurs années, qu’il attribue à des groupes d’intérêt cherchant à nuire à son image. Il affirme qu’un cercle restreint de détracteurs aurait récemment relancé ces allégations sur les réseaux sociaux, l’amenant à envisager une réponse judiciaire.
Laurent Lamothe n’a toutefois fourni aucun détail sur les juridictions concernées, ni sur la nature précise des actions en justice envisagées. Aucun calendrier n’a non plus été communiqué, laissant planer une incertitude sur la portée concrète de cette démarche.
Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement sensible. Depuis 2022, l’ancien Premier ministre est visé par des sanctions internationales imposées notamment par le Canada et les États-Unis. Ces mesures, toujours en vigueur, reposent sur des accusations de corruption et d’implication présumée dans l’instabilité politique en Haïti — des accusations que Laurent Lamothe continue de rejeter publiquement.
À ce stade, aucune autorité canadienne ou américaine n’a fait état d’un réexamen, d’un allègement ou d’une levée des sanctions. En l’absence de décisions judiciaires nouvelles ou d’éléments publics contradictoires, ces mesures demeurent un facteur central du dossier.
L’annonce de poursuites pour diffamation pose ainsi plusieurs questions : s’agit-il d’une stratégie juridique visant à restaurer une réputation écornée, ou d’une réponse politique à un contexte international toujours défavorable ? En attendant d’éventuelles actions devant les tribunaux, le débat reste largement cantonné à l’espace médiatique et numérique.
