3 avril 2026 — Belle-Anse, Haïti Face à la dégradation avancée de la route de Belle-Anse, un citoyen engagé tire la sonnette d’alarme. Dans une correspondance adressée au ministre des Travaux publics, il appelle à une intervention rapide pour éviter de nouveaux drames.Dans une lettre datée du 2 avril, Lionel Lazarre, policier et membre fondateur du Syndicat National des Policiers Haïtiens, interpelle le ministre des Travaux publics, Joseph Almathe Pierre Louis, sur l’état préoccupant de la route de Belle-Anse, dans le Sud-Est du pays.
Agissant en tant que citoyen engagé et natif de la région, il alerte sur les risques majeurs que représente cet axe stratégique pour la sécurité des usagers, notamment après deux récents accidents mortels.
Dans sa correspondance, il évoque particulièrement le tronçon de Ravine La Serre, situé entre les sections communales de Mabriole et de Baie d’Orange, reliant la Route Nationale numéro 4. Selon lui, cette portion est devenue extrêmement dangereuse pour le transport en commun et nécessite une réhabilitation urgente.
« Cette portion de route nécessite une réhabilitation urgente afin de garantir la sécurité des habitants et des voyageurs », souligne-t-il.
Un autre point critique concerne un tronçon d’environ un kilomètre reliant la zone de Lagon, près de l’École nationale, au centre-ville de
Belle-Anse. Cette route devient impraticable dès les premières pluies, isolant les habitants et perturbant les activités économiques et sociales.
Pour remédier à cette situation, Lionel Lazarre recommande notamment le bétonnage de la portion Ouest afin de garantir un accès durable et sécurisé tout au long de l’année.
Tout en saluant certaines initiatives déjà entreprises par le Ministère des Travaux publics, Transports et Communications depuis la prise de fonction du ministre, il insiste sur la nécessité d’agir rapidement pour prévenir de nouvelles tragédies.
Cette démarche met en lumière l’importance de la vigilance citoyenne et du suivi des infrastructures publiques, particulièrement à l’approche de la saison cyclonique, période durant laquelle les routes du Sud-Est deviennent encore plus vulnérables.
À rappeler que le MTPTC a récemment engagé plusieurs travaux de réhabilitation dans la région métropolitaine, notamment à Tabarre, Pétion-Ville et Delmas. Reste à savoir si cet appel sera entendu et suivi d’actions concrètes pour les habitants de Belle-Anse.
