Port-au-Prince, 8 octobre 2026 — Le gouvernement haïtien et l’Organisation des États américains (OEA) envisagent de renforcer leur coopération dans les domaines de la gestion des déchets, de la reforestation communautaire, de l’emploi des jeunes et de la stabilisation des territoires. Ces perspectives ont été au centre d’une rencontre entre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et Mark Lambrides, directeur du Département du développement durable de l’OEA.
Le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, et Catherine Pognat, représentante résidente du Secrétaire général de l’OEA en Haïti, ont également participé aux échanges.
Cette rencontre fait suite à la récente visite du Secrétaire général de l’organisation en Haïti. À cette occasion, Mark Lambrides avait reçu une mission de quatre jours consacrée aux principales priorités environnementales du pays.
Les discussions ont notamment porté sur le projet « Territoires propres, sûrs et résilients », qui concerne cinq départements : l’Ouest, l’Artibonite, le Nord, le Nord-Est et le Centre. L’initiative prévoit des actions de gestion durable des déchets, des programmes de reforestation communautaire et la formation d’au moins 2 000 jeunes leaders.
Ces jeunes devraient être mobilisés autour de la responsabilité environnementale, de l’engagement citoyen et du renforcement de la cohésion sociale.
Au-delà des enjeux écologiques, le projet ambitionne de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes et d’accroître la capacité des communautés à faire face aux difficultés. Il entend également contribuer aux efforts de rétablissement de la sécurité, notamment en facilitant le retour sûr et digne des familles déplacées.
Les autorités et les représentants de l’OEA ont enfin abordé la finalisation du projet, les mécanismes de financement et le soutien attendu de la Primature. Une feuille de route doit permettre de préparer le lancement des premières interventions, sous la coordination du ministère de l’Environnement et avec la participation des institutions concernées.
