Port-au-Prince, dimanche 1er novembre 2026 — La Force de répression des gangs (FRG) rejette les accusations faisant état de l’utilisation d’engins explosifs et de bombardements aériens par les forces de sécurité engagées dans les opérations contre les groupes armés en Haïti. Alors que des informations évoquent notamment des frappes impliquant des hélicoptères, la force affirme que ses unités ne disposent d’aucun dispositif explosif dans le cadre de leurs interventions.
Dans une déclaration rendue publique, la FRG indique avoir pris connaissance des récents rapports faisant état des méthodes utilisées lors des opérations contre les gangs. Elle précise que sa position concerne également les militaires salvadoriens ainsi que les aéronefs opérant sous son commandement.
La force assure que ses interventions sont conduites conformément à ses règles d’engagement, au droit international des droits de l’homme et aux normes applicables aux opérations de maintien de l’ordre. Elle affirme, par ailleurs, que la protection des populations civiles demeure au cœur de ses activités.
Qualifiant de « sans fondement » les allégations relatives à l’utilisation d’engins explosifs, la FRG défend ainsi les méthodes employées par ses unités sur le terrain. Toutefois, ces déclarations restent la version officielle de la force, alors que les circonstances précises des faits évoqués dans les récents rapports nécessitent des vérifications indépendantes.
La question des moyens déployés dans la lutte contre les groupes armés demeure particulièrement sensible en Haïti. Dans les zones touchées par les affrontements, les opérations de sécurité exposent les habitants à des risques de blessures, de pertes en vies humaines et de déplacements forcés.
Au-delà des démentis de la FRG, la nécessité de garantir la protection des civils et d’établir les faits de manière indépendante reste un enjeu majeur, alors que les populations vivant dans les zones affectées continuent de subir les conséquences de l’insécurité.
