3 avril 2026 — Saint-Marc, Haïti
Une semaine après le massacre de Jean-Denis, la violence continue de s’intensifier dans l’Artibonite. De nouvelles attaques attribuées au groupe armé « Gran Grif » ont fait plusieurs morts et ravivé la peur au sein des populations rurales.La situation sécuritaire se dégrade davantage dans le département de l’Artibonite. Selon plusieurs sources, des hommes armés affiliés au groupe « Gran Grif » ont mené de nouvelles attaques ce vendredi dans plusieurs localités situées entre Marchand-Dessalines et Petite-Rivière de l’Artibonite.
Les zones de Ti Bwa, Pont-Benoît et Carrefour Ogé ont été particulièrement touchées. Le bilan provisoire fait état d’au moins cinq morts et de plusieurs cas d’enlèvements.
Face à ces violences, de nombreux habitants ont été contraints d’abandonner leurs maisons pour se mettre à l’abri. Un climat de peur s’installe durablement dans ces communautés rurales déjà fragilisées par l’insécurité.
⚠️ Une insécurité persistante
Ces nouvelles attaques confirment une stratégie de terreur dans la région. Les groupes armés continuent d’étendre leur influence, profitant de la faiblesse de la réponse sécuritaire.
Depuis le massacre de
Jean-Denis, plusieurs localités ont basculé dans une insécurité quasi permanente. Des témoignages font état de familles déplacées et d’un climat de panique généralisé.
Les enlèvements signalés ces derniers jours viennent aggraver l’inquiétude des populations, déjà éprouvées par les violences répétées.
Appel urgent à l’action
Face à cette situation, le Collectif Défenseurs Plus et le Collectif pour Sauver l’Artibonite lancent un appel pressant aux autorités.
Ils exigent le déploiement immédiat de la Police nationale d’Haïti, avec le soutien des forces internationales, afin de reprendre le contrôle de la zone et protéger les civils.
Les organisations dénoncent ce qu’elles considèrent comme une inaction de l’État, et mettent en garde contre un risque d’extension des violences vers d’autres régions du pays.
Elles citent notamment les communes de
Mirebalais et Saut-d’Eau, récemment touchées par des attaques similaires.
Une crise national
À l’échelle nationale, les appels à l’intervention se multiplient. Des membres de la diaspora haïtienne exigent également des mesures concrètes face à la montée de l’insécurité.
Le silence de certains acteurs institutionnels et religieux est par ailleurs critiqué, alors que la situation continue de se détériorer.
Aujourd’hui, le constat est alarmant : le nombre de victimes augmente, les déplacés internes se multiplient et l’Artibonite s’enfonce dans une crise sécuritaire profonde.
L’urgence, désormais, est d’agir rapidement pour protéger les populations civiles et éviter une aggravation de la situation.

