La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a refusé l’invitation de Donald Trump visant à intégrer un “Conseil de paix” destiné, selon ses promoteurs, à superviser un cessez-le-feu en Palestine.
Selon les informations rendues publiques, la charte officielle de cet organe, publiée en janvier, ne fait aucune mention explicite de Gaza, un élément que la cheffe d’État mexicaine a jugé problématique.
Lors d’une conférence de presse mardi, Mme Sheinbaum a justifié sa décision en soulignant l’absence de représentation palestinienne au sein de l’instance proposée.
« Étant donné que nous reconnaissons la Palestine comme un État, il est important que les deux États – Israël et la Palestine – y participent », a-t-elle déclaré.
Le Mexique a en effet reconnu officiellement l’État de Palestine, et la présidente a réaffirmé que toute initiative diplomatique crédible devait inclure les deux parties concernées : Israël et Palestine.
Plutôt que de siéger au sein du Conseil, le gouvernement mexicain a indiqué qu’il enverrait son ambassadeur auprès des Nations unies afin d’observer la réunion prévue jeudi.
Claudia Sheinbaum, première femme et première personne de confession juive à occuper la présidence du Mexique, a par ailleurs exprimé à plusieurs reprises ses critiques concernant les opérations militaires israéliennes en Palestine, qu’elle qualifie de génocide.
D’autres pays ont également décliné l’invitation à rejoindre ce Conseil de paix, invoquant notamment l’ampleur des pouvoirs accordés à Donald Trump dans le cadre de cette structure ainsi que les risques de marginalisation des Nations unies dans le processus diplomatique.
Cette décision illustre les tensions persistantes autour des initiatives parallèles aux mécanismes multilatéraux traditionnels en matière de résolution des conflits internationaux.
