Ouanaminthe / Limbé, 23 décembre 2025 — Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique a procédé, le lundi 22 décembre, à l’inauguration de deux nouveaux Tribunaux de première instance, respectivement à Ouanaminthe et à Limbé. Les autorités présentent cette initiative comme une étape supplémentaire dans le processus de renforcement de l’appareil judiciaire sur le territoire national.
Les cérémonies se sont déroulées en présence des conseillers-présidents Smith Augustin et Emmanuel Vertilaire, ainsi que de plusieurs autorités judiciaires, élus locaux, avocats et notables des départements du Nord et du Nord-Est.
Avec l’ouverture de ces deux juridictions, Haïti compte désormais vingt (20) Tribunaux de première instance. Selon les responsables étatiques, cette démarche vise à améliorer l’accès à la justice, en particulier dans des zones où les justiciables étaient contraints de parcourir de longues distances pour faire valoir leurs droits.
Prenant la parole, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique a indiqué que ces inaugurations s’inscrivent dans la dynamique de réformes annoncées par le Conseil présidentiel de transition. Il a rappelé que le fonctionnement effectif de la justice demeure un pilier central dans la lutte contre l’insécurité et l’impunité, tout en reconnaissant les défis structurels auxquels fait face le système judiciaire.
Le ministre a également appelé les commissaires du gouvernement affectés à ces nouvelles juridictions à exercer leurs fonctions avec impartialité, discipline et respect des droits des justiciables, dans un contexte où la crédibilité des institutions publiques reste fortement mise à l’épreuve.
De son côté, le conseiller-président Smith Augustin a souligné que la création du Tribunal de première instance d’Ouanaminthe répond à une revendication ancienne des populations d’Ouanaminthe, de Mont-Organisé, de Carice et des zones avoisinantes. Il a estimé qu’une justice plus accessible pourrait contribuer à une meilleure protection des citoyens et à un renforcement de la cohésion sociale dans la région.
À travers ces nouvelles infrastructures judiciaires, l’État réaffirme sa volonté de consolider la présence institutionnelle dans les régions, dans un pays marqué par une crise sécuritaire et politique persistante, où l’effectivité de la justice reste un enjeu majeur.

