Port-au-Prince, 23 juillet 2026. – Le Regroupement pour le Redressement du Secteur Éducatif Haïtien (REDRESEH) a lancé un nouvel appel aux autorités en faveur d’une amélioration des conditions de travail des enseignants et d’un renforcement du système éducatif national.
S’exprimant devant la presse, le secrétaire général adjoint de l’organisation, Anack Arthus, a affirmé que les revendications soumises au ministère de l’Éducation nationale restent financièrement réalisables. Selon lui, leur mise en œuvre dépend davantage d’une volonté politique que des ressources de l’État.
Le REDRESEH réclame notamment l’octroi d’une carte bancaire créditée de 25 000 gourdes pour l’ensemble des agents éducatifs, la régularisation et la nomination des enseignants qualifiés exerçant depuis plusieurs années sans statut officiel, ainsi que l’harmonisation des salaires des enseignants des premier et deuxième cycles de l’enseignement fondamental.
De son côté, le coordonnateur du regroupement, Wilnord Dominique, a plaidé pour une revalorisation salariale de l’ensemble du personnel enseignant et administratif du ministère de l’Éducation nationale. Il estime que les rémunérations actuelles ne permettent plus de faire face à la hausse du coût de la vie et à la dépréciation du pouvoir d’achat.
Le responsable syndical a également dénoncé la situation préoccupante de nombreuses écoles publiques, particulièrement dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite, où l’insécurité et les déplacements forcés de population perturbent gravement le fonctionnement des établissements scolaires et privent des milliers d’enfants de leur droit à l’éducation.
Par ailleurs, le REDRESEH invite les institutions publiques intervenant dans le secteur éducatif, notamment le Fonds National de l’Éducation (FNE), le Programme National de Cantines Scolaires (PNCS) et l’Office National de Partenariat en Éducation (ONAPE), à consacrer leurs ressources au développement du système éducatif. L’organisation déplore que des fonds destinés à l’éducation soient, selon elle, utilisés à des fins politiques.
À travers ces revendications, le REDRESEH réaffirme son engagement à défendre les droits des professionnels de l’éducation et à promouvoir une école publique plus performante. L’organisation appelle le gouvernement à privilégier le dialogue social et à agir rapidement afin d’éviter une aggravation de la crise qui touche le secteur éducatif.
Les responsables du regroupement ont enfin assuré qu’ils poursuivront leur mobilisation jusqu’à l’obtention de réponses concrètes, rappelant que leur mot d’ordre demeure : « Redresser l’éducation, c’est redresser le pays. »
