Port-au-Prince, 17 juin 2026 — Le décret électoral en vigueur établit de nouvelles règles destinées à renforcer la crédibilité du processus électoral et à promouvoir une meilleure gouvernance publique.

Conformément à l’article 153 du texte, plusieurs catégories de citoyens ne pourront pas se porter candidats aux prochaines élections. Sont notamment concernés les individus inculpés par la justice, les personnes qui ne présentent pas régulièrement leur déclaration définitive d’impôts, celles visées par des rapports de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), ainsi que les citoyens n’ayant pas soumis leur déclaration de patrimoine conformément aux exigences légales.

À travers ces dispositions, les autorités entendent renforcer les mécanismes de transparence, d’intégrité et de responsabilité dans la gestion des affaires publiques.

Le décret prévoit également des restrictions spécifiques pour les responsables actuellement en fonction au sein de l’administration publique. Selon l’article 387, les membres du gouvernement et plusieurs hauts fonctionnaires désireux de briguer un mandat électif devaient démissionner dans un délai d’un mois après la publication du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections dans le numéro spécial 7 du journal officiel Le Moniteur, en date du 23 février 2026.

Cette obligation concerne notamment les ministres, ambassadeurs, consuls généraux et directeurs généraux d’institutions publiques.

Le texte précise que tout responsable n’ayant pas quitté son poste dans le délai prescrit est automatiquement déclaré inéligible aux prochaines élections.

Par ces mesures, les autorités souhaitent réduire les risques de conflits d’intérêts, garantir l’équité entre les candidats et renforcer la confiance du public dans le processus électoral à venir.

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