Le Florida Department of Highway Safety and Motor Vehicles a reçu l’ordre formel de procéder au renouvellement des permis de conduire des bénéficiaires du Statut de protection temporaire (TPS), selon une source proche de l’agence. La mesure permet aux services compétents d’effectuer ces renouvellements jusqu’au 15 mars 2026, date correspondant également à la validité actuelle des permis de travail concernés.
Cette décision intervient dans le sillage du jugement rendu par la magistrate fédérale Anna Reyes, qui a autorisé près de 350 000 Haïtiens à continuer de bénéficier du TPS, initialement prévu pour expirer le 3 février 2026.
Malgré cette prolongation au niveau fédéral, de nombreux bénéficiaires faisaient face à des obstacles administratifs pour renouveler leur permis de conduire dans plusieurs États, notamment en Floride, en Ohio et au New Jersey. Certains services d’immatriculation refusaient les demandes, estimant que la validité des permis restait strictement liée aux dates d’expiration initiales des autorisations de travail.
Cette discordance entre la décision fédérale et l’application administrative au niveau des États a créé un vide juridique, plaçant de nombreux bénéficiaires dans une situation précaire malgré la prolongation officielle de leur statut migratoire.
Selon l’association Larrieux, plusieurs immigrants risquaient de perdre leur emploi faute de pouvoir conduire légalement, certains postes exigeant l’utilisation quotidienne de la voie publique.
Les autorités floridiennes rappellent que les frais de renouvellement standard s’élèvent à 48 dollars, auxquels peuvent s’ajouter jusqu’à 15 dollars en cas de retard. Le montant total pourrait ainsi atteindre environ 60 dollars pour les bénéficiaires concernés.
D’après l’avocat spécialisé en immigration Eddy Laguerre, la suspension de l’expiration du TPS décidée par la justice fédérale ne s’appliquait pas automatiquement aux permis délivrés par les États. Ces derniers avaient aligné leurs dates de validité sur celles des permis de travail, ce qui explique les blocages observés ces dernières semaines.
La clarification apportée en Floride pourrait désormais servir de référence à d’autres juridictions confrontées aux mêmes difficultés administratives.
