Téhéran, 17 mars 2026. — Le conflit opposant États-Unis et Israël à Iran s’intensifie au 18e jour des hostilités, avec de nouvelles frappes massives menées ce mardi sur Téhéran, ainsi que sur plusieurs zones en Irak, dans le Golfe et au Liban.
Dans la capitale iranienne, les habitants ont vécu une nuit particulièrement éprouvante, rythmée par des bombardements intensifs, mêlés à de violents orages. Éclairs, tonnerre et frappes aériennes ont plongé la ville dans une atmosphère de tension extrême.
Sur le plan économique, le conflit provoque déjà des répercussions majeures. Les prix du pétrole ont bondi de près de 5 % sur les marchés asiatiques, alimentés par les craintes liées aux perturbations des infrastructures énergétiques dans le Golfe et aux difficultés de navigation dans le détroit stratégique d’Ormuz.
En Bagdad, la situation demeure également volatile. Quatre personnes ont été tuées à l’aube dans une frappe de missiles visant un quartier résidentiel, selon des sources locales.
L’Ambassade des États-Unis à Bagdad a par ailleurs été visée à deux reprises en l’espace de quelques heures. Des systèmes de défense antiaérienne ont intercepté un projectile, tandis qu’un autre a atteint l’enceinte diplomatique, provoquant une explosion et un important dégagement de fumée.
Un projectile a également frappé le toit d’un hôtel situé dans la Zone verte, hautement sécurisée, tandis que des drones ont ciblé un champ pétrolier majeur dans le sud du pays, déjà attaqué quelques jours plus tôt.
Alors que le conflit s’étend à l’échelle régionale, Donald Trump peine à mobiliser un soutien militaire international, accentuant les incertitudes autour de l’évolution de cette guerre aux implications globales.


