Genève, le 27 mars 2026 – L’Organisation des Nations unies a lancé une alerte sérieuse sur la situation des droits humains en Haïti, qualifiée de « catastrophique ». Devant le Conseil des droits de l’homme, Nada Al-Nashif a expliqué que cette crise est le résultat d’un enchevêtrement de facteurs, notamment l’expansion rapide des gangs, la fragilité des institutions publiques et les effets répétés des catastrophes naturelles. Elle a insisté sur le fait que le pays traverse une phase critique qui menace directement la stabilité sociale et politique.
Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, plus de 1,45 million de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile, soit une augmentation alarmante en moins d’un an. Des millions d’Haïtiens vivent désormais sans accès adéquat à l’eau potable, à la nourriture, aux soins de santé et à l’éducation. Cette situation contribue à affaiblir davantage la cohésion sociale et à éroder la confiance envers les institutions, déjà fragilisées par des années de corruption et d’impunité.
Dans ce contexte, l’ONU avertit que le pays se trouve dangereusement au bord du gouffre. Elle appelle à un engagement urgent et soutenu de la communauté internationale afin de renforcer la sécurité, soutenir les institutions et répondre aux besoins humanitaires croissants. Sans une mobilisation rapide et coordonnée, la crise pourrait s’aggraver encore davantage et avoir des conséquences durables pour toute la région.
