PORT-AU-PRINCE — Au lendemain d’une mise en garde exprimée par les États-Unis, le Canada a, à son tour, fait part jeudi de ses préoccupations face aux développements politiques en cours en Haïti, à l’approche de l’échéance du 7 février 2026.
Dans un communiqué officiel, Ottawa s’est clairement opposé à toute tentative de révocation du Premier ministre en exercice et a exhorté les membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) à respecter leur engagement de quitter leurs fonctions à la date prévue.
Le gouvernement canadien a réaffirmé son engagement à soutenir les efforts visant à permettre au peuple haïtien de retrouver la sécurité ainsi que son droit constitutionnel et souverain de choisir ses dirigeants par des élections démocratiques. Cette position s’inscrit dans la continuité des appels internationaux en faveur du respect du cadre constitutionnel et du calendrier de la transition.
Ottawa s’est dit « profondément préoccupé » par les initiatives de certains membres du CPT visant à remplacer le Premier ministre à quelques jours de la fin de leur mandat. Selon les autorités canadiennes, de telles démarches risqueraient d’aggraver l’instabilité politique et sécuritaire du pays dans un contexte déjà fragile.
Le Canada a également appelé l’ensemble des acteurs politiques concernés à s’abstenir de toute action susceptible de compromettre les progrès vers l’organisation d’élections libres, crédibles et inclusives.
Enfin, Ottawa a indiqué demeurer disposé à envisager des mesures à l’encontre de tout acteur dont les actions porteraient atteinte à la paix, à la sécurité et à la stabilité d’Haïti. Cette déclaration intervient dans un contexte de pressions diplomatiques accrues autour de l’avenir du CPT et de l’exécutif, à l’approche de la date butoir du 7 février 2026.
