International, le 13 juillet 2026. – Les tensions entre les États-Unis et l’Iran continuent de s’intensifier autour du détroit d’Ormuz, après l’annonce par Téhéran de nouvelles restrictions sur la circulation maritime. Une déclaration immédiatement rejetée par Washington, qui affirme que cette voie stratégique demeure ouverte sous la protection des forces américaines.

Les autorités iraniennes soutiennent que le transit dans le détroit est suspendu « jusqu’à nouvel ordre », précisant qu’un unique couloir de navigation, longeant les côtes iraniennes, reste accessible. Téhéran affirme également qu’il ne rétablira pas les conditions de circulation en vigueur avant le conflit.

Les États-Unis contestent cette version. Le Commandement central américain (CENTCOM) assure que le détroit d’Ormuz demeure ouvert à tous les navires autorisés à emprunter cette voie maritime internationale et indique que les forces américaines restent mobilisées afin de garantir la liberté de navigation.

Sur le plan militaire, les affrontements se sont intensifiés. L’armée américaine affirme avoir mené près de 140 frappes contre des infrastructures militaires iraniennes, visant notamment des sites de missiles, des bases de drones, des dépôts de munitions ainsi que des installations navales.

En riposte, l’Iran déclare avoir ciblé plusieurs positions américaines dans la région, dont une base aérienne située au Qatar. Des tirs de missiles ont également été signalés aux Émirats arabes unis, en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn.

Les autorités iraniennes font état de plusieurs victimes après des explosions survenues dans le sud du pays, notamment sur l’île de Farur et dans la province du Khouzestan. De son côté, le Koweït rapporte des frappes contre des postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore, faisant un blessé et d’importants dégâts matériels.

La situation reste également préoccupante en mer. Oman a annoncé avoir secouru 23 marins après l’attaque d’un porte-conteneurs dans le détroit d’Ormuz, tandis qu’une personne demeure portée disparue. Selon plusieurs sources, cet incident figure parmi les éléments ayant motivé la riposte militaire américaine.

Face à cette nouvelle escalade, les appels à la désescalade se multiplient. Le Pakistan, qui poursuit ses efforts de médiation, exhorte les deux parties à faire preuve de retenue. Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, appelle pour sa part à une reprise urgente des négociations afin d’éviter un embrasement régional.

La remise en question de l’accord conclu le 17 juin entre Washington et Téhéran ravive les inquiétudes de la communauté internationale. Si les restrictions annoncées par l’Iran devaient être pleinement appliquées, elles pourraient avoir des conséquences importantes sur les marchés énergétiques mondiaux, le détroit d’Ormuz assurant le transit d’environ 20 % du pétrole consommé dans le monde.

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