Les États-Unis ont annoncé, ce mercredi 28 janvier, de nouvelles sanctions visant deux conseillers présidentiels du Conseil présidentiel de transition (CPT), Smith Augustin et Leslie Voltaire, ainsi que le ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Fils Metellus.

Ces mesures s’inscrivent dans la continuité des sanctions imposées en début de semaine à deux autres membres du CPT, Edgard Leblanc Fils et Gérald Gilles, portant à cinq le nombre de hauts responsables haïtiens désormais visés par des restrictions américaines.

Selon Washington, ces décisions traduisent la volonté des États-Unis de lutter contre les pratiques jugées contraires aux efforts de stabilisation politique, sécuritaire et institutionnelle en Haïti. Les autorités américaines entendent ainsi accentuer la pression sur les acteurs politiques accusés d’entraver la transition et de compromettre le retour à l’ordre constitutionnel.

Ces nouvelles sanctions interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques, marqué par les débats autour de la légitimité du CPT, les manœuvres visant la Primature et l’approche de l’échéance du 7 février, date prévue pour la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition.

La multiplication des mesures coercitives prises par Washington confirme le durcissement de la position américaine et renforce l’isolement international de certains responsables de la transition, alors que la communauté internationale appelle à la stabilité, au respect des engagements et à l’organisation d’élections crédibles.

Partager.

Les commentaires sont fermés.

Exit mobile version