Accrochés par une solide équipe du Mali (1-1) vendredi à Rabat, les Lions de l’Atlas conservent la première place du groupe A. Un résultat logique au terme d’un match engagé et haché, qui laisse toutefois des interrogations sur le niveau de confiance du Maroc avant la suite du tournoi.
Le choc du groupe A n’a pas livré de vainqueur. Dans une rencontre marquée par une forte intensité physique et de nombreuses interruptions, le Maroc et le Mali se sont quittés sur un score de parité (1-1), vendredi 26 décembre, au stade Prince Moulay Abdallah de Rabat. Un résultat qui permet aux Lions de l’Atlas de rester en tête du groupe, mais qui ne rassure pas totalement quant à leurs ambitions dans la compétition.
Un début de match intense et engagé
Dès les premières minutes, le ton est donné. Le Maroc obtient un coup franc dangereux après une faute appuyée de Camara, mais la tentative de Brahim Diaz passe au-dessus (6e). Dans la foulée, El Kaabi tente une percée solitaire dans la surface, sans succès face à la vigilance de Diarra (9e).
Le match se joue sans round d’observation. Pressing haut, duels musclés et fautes à répétition rythment cette première période. Brahim Diaz, très actif en position de numéro 10, multiplie les initiatives. Sa frappe croisée est repoussée par Diarra, tandis que Saibari manque le cadre sur la reprise (16e). Portés par un public bouillant, les Marocains poussent, mais peinent à concrétiser.
Diaz libère le Maroc juste avant la pause
Malgré une domination territoriale marocaine, le Mali se montre dangereux sur quelques transitions, à l’image de la tentative de Sangaré, qui frôle le poteau (25e). Le jeu se ferme progressivement, étouffé par l’intensité et les fautes incessantes.
Alors que la mi-temps approche, Brahim Diaz provoque une situation décisive. Gassama touche le ballon de la main dans la surface en tentant de se relever. Après consultation de la VAR, l’arbitre désigne le point de penalty. Diaz ne tremble pas et ouvre le score dans le temps additionnel (1-0, 45e+5), offrant un avantage précieux au Maroc au meilleur moment.
Le Mali répond sur penalty
Au retour des vestiaires, la tension ne retombe pas. Le Mali continue de mettre un fort impact physique et est récompensé à l’heure de jeu. Sinayoko est accroché dans la surface par El Yamiq. Après une longue interruption et une consultation de la VAR, un penalty est accordé aux Aigles. Sinayoko se fait justice lui-même et égalise en glissant le ballon sous Bounou (1-1, 64e), plongeant le stade dans un silence pesant.
Une fin de match irrespirable
Les Lions de l’Atlas tentent de reprendre l’avantage, mais manquent de justesse dans les derniers mètres. En-Nesyri voit sa frappe repoussée par Diarra (77e), tandis que Mazraoui et Aguerd échouent également dans le money time. De l’autre côté, Dieng tente sa chance en solitaire, bien contenu par Aguerd (89e).
Dans les ultimes secondes, Diarra évite le pire en repoussant une tête à bout portant… de son propre coéquipier (90e+7). Le score n’évoluera plus.
Un nul logique avant une dernière journée décisive
Au terme d’un match sous très haute pression, le Maroc conserve la tête du groupe A avec quatre points et reste en bonne position pour une qualification en huitièmes de finale, à condition d’aborder sérieusement la rencontre face à la Zambie. Le Mali, solide et discipliné, décroche un deuxième nul et jouera sa qualification lors de la dernière journée contre les Comores. La lutte s’annonce intense jusqu’au bout.

