Dans une publication diffusée ce vendredi 30 janvier 2026 sur son compte X (anciennement Twitter), le conseiller présidentiel Leslie Voltaire a réagi aux sanctions américaines prises à son encontre, quelques jours après la signature, avec d’autres membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), d’une résolution visant à limoger le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé. Il affirme ne pas être inquiet et appelle à une solution haïtienne pour la gestion du pays après le 7 février 2026.

D’emblée, Leslie Voltaire adopte un ton qu’il qualifie de mûr et responsable. « M ap pale ak sajès laj mwen banm epi ak fòs istwa peyi m charye », écrit-il, estimant que la chute d’un pays ne résulte pas uniquement de pressions extérieures, mais surtout d’un effondrement intérieur lorsque, selon ses termes, « laperèz ranplase kouraj kay chak grenn sitwayen ».

Le conseiller présidentiel affirme assumer sa responsabilité envers les générations futures, disant vouloir léguer aux jeunes une nation fondée sur la justice, une sécurité réelle, des opportunités concrètes et une dignité conforme à l’héritage de Jean-Jacques Dessalines.

Se définissant comme « yon nonm dyalòg », Leslie Voltaire réaffirme son attachement au consensus et au dialogue politique, qu’il considère comme des voies essentielles pour soigner une nation à la « colonne vertébrale » fragilisée. Il assure poursuivre les échanges avec les différentes forces politiques afin de rapprocher les positions et de préserver ce qu’il estime fondamental pour le pays.

Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions au sommet de l’État, alors que les désaccords sur l’après-7 février continuent de polariser la scène politique nationale.

Réagissant directement aux sanctions américaines, Leslie Voltaire se montre catégorique : « Pèdi yon viza pa ebranle m », affirme-t-il, ajoutant que ce qui pourrait réellement l’inquiéter serait la perte de la liberté, de la souveraineté et de la dignité d’Haïti.

À l’approche du 7 février, il lance un appel à l’unité nationale, exhortant les acteurs politiques et la société haïtienne à « écrire une solution haïtienne » capable de conduire à de véritables élections démocratiques. Il conclut son message en affirmant que « diyite yon pèp ka repouse tout vye van presyon », convaincu que la cohésion nationale et la volonté populaire peuvent constituer un rempart face aux pressions extérieures.

Parallèlement, des secteurs vitaux de la vie nationale poursuivent des discussions avec la CARICOM autour de la crise haïtienne, dans l’espoir de dégager une issue avant le 7 février. À ce stade, rien n’indique toutefois qu’un accord politique pourra être trouvé avant cette date charnière.

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