Madrid, 4 mars 2026. — Le gouvernement espagnol a fermement démenti toute coopération militaire avec les États-Unis dans le cadre d’une éventuelle opération contre l’Iran. Les autorités espagnoles affirment n’avoir autorisé aucune utilisation de bases militaires situées sur leur territoire pour soutenir une action américaine.

Le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a réaffirmé la position officielle de Madrid lors d’une intervention à la radio Cadena Ser.

« Notre position reste absolument inchangée et je nie catégoriquement tout changement », a déclaré le chef de la diplomatie espagnole.

Ces propos répondent directement à des affirmations de la Maison-Blanche. La porte-parole de l’exécutif américain, Karoline Leavitt, avait indiqué peu auparavant que l’Espagne avait accepté « de coopérer avec l’armée américaine ».

Soutien affiché de l’Iran à la position espagnole

Du côté de Téhéran, la réaction a été rapide. Un porte-parole du gouvernement iranien a salué la position de Madrid, remerciant l’Espagne pour son opposition à la guerre et évoquant une « conduite responsable » face à l’escalade militaire.

Échanges de critiques entre Madrid et Washington

La controverse s’est intensifiée après les déclarations du secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, qui a jugé « inacceptable » le refus espagnol d’autoriser l’utilisation de ses bases militaires. Selon lui, cette décision pourrait « mettre des vies américaines en danger ».

Le gouvernement espagnol a rapidement répliqué. Le ministre des Transports, Óscar Puente, a répondu au nom de l’exécutif en affirmant que « celui qui met en danger la vie des Américains est celui qui les entraîne dans une guerre injustifiée », visant directement la politique de Washington.

Cette nouvelle passe d’armes illustre les tensions croissantes entre les États-Unis et certains de leurs partenaires européens autour de la question d’une intervention militaire contre l’Iran.

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