Baltimore, 16 mars 2026. — Le procureur général du Maryland, Anthony G. Brown, a annoncé lundi son ralliement à une coalition de 19 procureurs généraux d’États américains pour s’opposer à la tentative de l’administration de Donald Trump de mettre fin au Statut de protection temporaire (TPS) accordé à des ressortissants haïtiens.
Dans un mémoire d’amicus curiae déposé devant la Cour suprême des États-Unis dans le cadre de l’affaire Miot, et al. v. Trump, et al., la coalition demande le maintien de la suspension judiciaire qui empêche, pour l’instant, la suppression de ce dispositif humanitaire.
« Les bénéficiaires haïtiens du TPS sont des membres essentiels de nos communautés », a déclaré Anthony G. Brown, soulignant leur rôle dans des secteurs clés tels que la santé, l’éducation et l’entrepreneuriat.
Créé par le Congrès américain, le TPS permet à des ressortissants étrangers de vivre et travailler légalement aux États-Unis lorsqu’un retour dans leur pays d’origine est jugé dangereux. Les Haïtiens en bénéficient depuis 2010, après le séisme dévastateur qui a frappé Haïti.
Malgré la persistance de conditions sécuritaires et humanitaires critiques, l’administration Trump a annoncé en novembre 2025 son intention de mettre fin à ce statut dès février 2026. Une décision suspendue in extremis par un juge fédéral, puis maintenue par une cour d’appel.
Les procureurs généraux estiment que la suppression du TPS aurait des conséquences « graves et immédiates », notamment la séparation de familles, des pertes économiques et des perturbations dans des secteurs essentiels.
Selon les données avancées dans le mémoire, les bénéficiaires haïtiens contribuent à hauteur de 3,4 milliards de dollars par an à l’économie américaine, avec une forte présence dans les secteurs en tension comme la santé et la construction.
En saisissant la Cour suprême, la coalition demande le maintien du TPS pour les centaines de milliers d’Haïtiens concernés, le temps que la justice se prononce définitivement sur la légalité de sa suppression.
