La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré mercredi 18 février que l’Iran serait « bien avisé » de conclure un accord avec les États-Unis, affirmant qu’il existait « de nombreuses raisons et arguments » en faveur d’une frappe contre le pays.
Cette déclaration intervient au lendemain d’une deuxième session de pourparlers indirects entre Washington et Téhéran, organisée près de Genève via une médiation omanaise. Les deux parties ont convenu de poursuivre les discussions, tout en reconnaissant que leurs positions restent éloignées.
Le président Donald Trump a également averti que les États-Unis empêcheraient l’Iran de se doter de l’arme nucléaire « d’une manière ou d’une autre ».
Pression militaire et lignes rouges
Washington a renforcé son dispositif militaire dans la région, avec notamment le déploiement de deux porte-avions dans le Golfe et la présence de dizaines de milliers de soldats sur des bases régionales.
Selon plusieurs médias américains, l’armée serait prête à mener d’éventuelles frappes, même si aucune décision finale n’aurait encore été prise par la Maison Blanche.
De son côté, le vice-président JD Vance a estimé que les discussions s’étaient « bien passées » dans la mesure où le dialogue se poursuit, tout en rappelant que certaines « lignes rouges » fixées par Washington ne sont pas reconnues par Téhéran.
Rôle clé de l’AIEA
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a indiqué que son pays travaillait à « l’élaboration d’un cadre préliminaire » pour la suite des négociations.
Il s’est entretenu avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, qui a affirmé que l’agence était prête à soutenir les discussions et à vérifier le caractère pacifique du programme nucléaire iranien.
L’Iran avait suspendu sa coopération avec l’AIEA après la « guerre de 12 jours », déclenchée par une attaque israélienne sur son territoire, et au cours de laquelle les États-Unis avaient bombardé des sites nucléaires iraniens.
Désaccords persistants
Téhéran nie chercher à se doter de l’arme nucléaire et souhaite limiter les discussions à son programme nucléaire, en échange d’une levée des sanctions économiques.
Washington exige pour sa part qu’un éventuel accord inclue également le programme de missiles balistiques iranien et son soutien à des groupes armés hostiles à Israël dans la région.
L’Iran a aussi évoqué la possibilité de fermer le détroit d’Ormuz en cas d’attaque, un passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole, tandis que les Gardiens de la Révolution y mènent actuellement des manœuvres militaires.
