Me Jean Ernest Muscadin, candidat à la présidence sous la bannière de Fòs Chanjman Nasyonal (FCN), a officiellement présenté sa démission de ses fonctions de commissaire du gouvernement. Cette décision fait suite à une exigence des autorités électorales, qui réclamaient une lettre de démission pour poursuivre l’examen de son dossier de candidature.
Dans une note publiée ce vendredi 6 novembre 2026, le Bureau de communication du FCN précise que le magistrat avait initialement adressé, le 26 octobre dernier, une demande de mise en disponibilité au ministère de la Justice. Toutefois, selon le parti, cette démarche n’a reçu aucune réponse des autorités compétentes.
Le 29 octobre, le Bureau électoral départemental de l’Ouest 1 (BED Ouest 1) aurait demandé au candidat de soumettre une lettre de démission afin de poursuivre le traitement de son dossier. Face à cette exigence, Me Muscadin a finalement décidé de présenter sa démission, tout en exprimant ses réserves et en se réservant le droit d’engager les recours qu’il jugera nécessaires.
Le FCN souligne que cette démarche a été effectuée sous protestation. La formation politique dénonce ce qu’elle considère comme des contraintes administratives injustifiées et interpelle le Conseil électoral provisoire (CEP), ainsi que le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé.
Le parti réclame des garanties en faveur d’un processus électoral transparent, impartial et équitable, permettant à tous les candidats de participer dans le respect des règles établies.
Par ailleurs, le FCN attend toujours une réponse officielle du ministère de la Justice afin que son candidat puisse compléter les deux pièces exigées par les autorités électorales. La formation politique annonce également une nouvelle étape dans les prochains jours, dont les modalités seront communiquées ultérieurement. Elle invite ses sympathisants à y prendre part dans le calme et le respect de l’ordre public.
Cette situation relance le débat sur les conditions administratives imposées aux agents publics souhaitant se porter candidats aux prochaines élections. Pour le FCN, le droit de briguer une fonction élective doit être garanti et respecté par les institutions de l’État.
