Le président américain Donald Trump a livré mardi 22 septembre un discours particulièrement offensif devant l’Assemblée générale des Nations unies, consacrant une large place aux conflits internationaux et à la puissance américaine. Pendant 37 minutes, il a défendu sa politique étrangère et multiplié les déclarations musclées, notamment à l’égard de l’Iran, de Cuba et du Venezuela.

Sur l’Iran, le ton a été particulièrement dur. Donald Trump a affirmé que Téhéran devait choisir entre la conclusion d’un accord et le risque d’un « anéantissement ». Il a également présenté l’intervention militaire américaine comme nécessaire pour empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire. Ces affirmations ont toutefois fait l’objet de critiques et de vérifications de la part de plusieurs médias, certains estimant que certaines déclarations du président américain étaient trompeuses ou insuffisamment étayées.

Le président américain s’est également attaqué à Cuba, affirmant que le pays allait « tomber » et déclarant que son administration souhaitait un « changement de fond » sur l’île. Il a par ailleurs dénoncé le Venezuela et les cartels de la drogue, tout en défendant une approche fondée sur une pression accrue et l’usage de la force.

Sur l’Ukraine, Trump a de nouveau affiché sa volonté de parvenir à une solution diplomatique rapide, sans toutefois présenter devant l’Assemblée générale un nouveau mécanisme précis permettant de mettre fin au conflit. Ses déclarations interviennent alors que les Nations unies constatent une aggravation des attaques et des conséquences humanitaires de la guerre.

L’intelligence artificielle a également occupé une place inhabituelle dans son intervention. Trump a proposé que l’administration américaine utilise désormais l’expression « super intelligence » et a rejeté plusieurs inquiétudes concernant les risques liés à l’IA, les qualifiant notamment de « canular ». Cette position contraste avec l’appel du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à renforcer la coopération internationale et les garde-fous autour de l’intelligence artificielle.

Au-delà du contenu, le discours a ainsi donné une image d’une diplomatie américaine privilégiant la démonstration de force et la pression sur les adversaires. Face à cette approche, António Guterres a appelé les États à privilégier le droit international, la coopération et le dialogue, alors que les Nations unies font face à une multiplication des conflits et à une profonde crise de confiance dans le multilatéralisme.

Le discours de Donald Trump aura donc surtout été marqué par des menaces, des prises de position très tranchées et une défense appuyée de l’action américaine. Pour ses détracteurs, cette rhétorique laisse en arrière-plan la recherche de compromis multilatéraux au moment où l’ONU tente précisément de renforcer la coopération entre les États.

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