Port-au-Prince, le 10 juillet 2026. La grogne s’intensifie au Centre Ambulancier National (CAN), où plusieurs employés dénoncent des retards de paiement et l’absence de régularisation de leurs contrats de travail.
Selon les protestataires, de nombreux agents exercent leurs fonctions depuis plusieurs mois sans percevoir de salaire. Ils expliquent que leurs contrats n’ont toujours pas été finalisés, empêchant le versement régulier de leur rémunération. Certains affirment cumuler plus de dix mois d’arriérés de salaire.
Les employés estiment que cette situation compromet non seulement leurs conditions de vie, mais également le bon fonctionnement de l’institution. Faute de réponse des autorités, ils menacent de lancer un mouvement de grève dans les prochains jours.
Une telle mobilisation pourrait avoir des répercussions importantes sur les services d’urgence. Le Centre Ambulancier National assure quotidiennement les interventions lors d’accidents de la circulation, les urgences médicales ainsi que le transfert de patients vers les structures hospitalières. Une interruption de ces activités risquerait de ralentir la prise en charge des personnes nécessitant une assistance médicale.
Les manifestants disent également nourrir une profonde déception à l’égard de la direction du CAN. Ils rappellent que la nomination de Ricardo Jean Baptiste, en mars dernier, avait suscité l’espoir d’une amélioration de leur situation. Toutefois, ils affirment qu’aucun progrès significatif n’a été enregistré concernant la régularisation des contrats, le paiement des salaires en souffrance ou l’amélioration de leurs conditions de travail.
Les employés réclament le paiement immédiat des arriérés de salaire, la régularisation de leur statut administratif ainsi que l’ouverture d’un dialogue avec les autorités compétentes. Ils préviennent que, sans réponse rapide, une paralysie des services du CAN pourrait devenir inévitable.
