Port-au-Prince / Washington, 22 décembre 2025 — Le gouvernement américain a annoncé, lundi, le triplement de l’aide financière accordée aux immigrés en situation irrégulière qui acceptent de quitter volontairement le territoire américain avant la fin de l’année. Le montant de cette aide passe de 1 000 à 3 000 dollars, auxquels s’ajoute la prise en charge complète des frais de voyage, a indiqué le département de la Sécurité intérieure (DHS).

L’annonce a été faite par la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, qui précise que cette mesure exceptionnelle est temporaire et restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2025.

« Si vous êtes en situation irrégulière aux États-Unis et que vous souhaitez retourner volontairement dans votre pays d’origine, nous vous offrirons un billet d’avion et une aide de 3 000 dollars pour faciliter votre retour pendant la période des fêtes », a déclaré la responsable américaine.

Selon le DHS, ce dispositif s’adresse aussi bien aux migrants en liberté qu’à ceux placés en rétention administrative, à condition qu’ils ne fassent pas l’objet de poursuites pénales en cours.

Une stratégie incitative dans un contexte migratoire tendu

Cette mesure s’inscrit dans la continuité d’un programme annoncé en mai dernier, lorsque Washington proposait déjà une aide financière de 1 000 dollars, accompagnée d’un billet d’avion, aux migrants acceptant une auto-expulsion.

Pour l’administration américaine, il s’agit d’une alternative à l’expulsion forcée, jugée plus coûteuse et plus lourde sur le plan administratif. Kristi Noem a par ailleurs affirmé que le départ volontaire pourrait préserver certaines possibilités futures.

« Ceux qui choisissent cette voie pourraient, à terme, avoir l’opportunité de revenir légalement. Mais s’ils attendent d’être arrêtés, détenus puis expulsés de force, cette possibilité disparaîtra définitivement », a-t-elle averti.

Cette annonce intervient alors que les États-Unis connaissent un durcissement progressif de leur politique migratoire, avec un renforcement des contrôles et une pression accrue sur les personnes en situation irrégulière, y compris celles originaires des pays les plus fragilisés, comme Haïti.

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