Port-au-Prince, 1er septembre 2026 — La situation sécuritaire continue de fragiliser les activités économiques à Port-au-Prince. Ce mardi, le Collectif des citoyens du secteur informel et des petites entreprises a organisé une marche pacifique afin d’alerter les autorités sur les difficultés rencontrées par les petits commerçants.

La mobilisation a débuté à Boudon avant de se diriger vers la Villa d’Accueil, à Delmas 60. Des commerçants qui exerçaient auparavant leurs activités au Champs-de-Mars ont notamment participé à la manifestation.

À travers cette marche, les participants demandent au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et à son gouvernement de prendre des dispositions concrètes pour renforcer la sécurité et permettre la reprise des activités économiques.

Des activités paralysées par l’insécurité

Pour plusieurs commerçants présents à la mobilisation, la situation est devenue particulièrement difficile. Certains expliquent être dans l’incapacité de travailler normalement au Champs-de-Mars depuis près de deux ans, en raison des tirs et des violences attribués aux groupes armés.

La paralysie de leurs activités affecte directement leurs revenus et leur capacité à répondre aux besoins quotidiens de leurs familles. À l’approche de la rentrée scolaire, prévue le 7 septembre, leurs inquiétudes se sont davantage accentuées.

Le collectif réclame également la réouverture et la sécurisation des principaux axes routiers du pays. Selon les manifestants, la circulation sur ces routes est indispensable à la reprise du commerce et à la relance de leurs activités.

Une aide financière réclamée pour la rentrée

Au-delà des revendications liées à la sécurité, les commerçants demandent un soutien financier de l’État. Ils sollicitent une aide d’au moins 100 000 gourdes pour pouvoir acheter les fournitures scolaires de leurs enfants.

Les organisateurs indiquent qu’il s’agit de leur sixième mobilisation consacrée à la question de la sécurité. Ils estiment que leurs conditions économiques ne leur permettent plus d’assumer convenablement les dépenses liées à la rentrée scolaire.

Les manifestants préviennent qu’en l’absence d’une réponse du Premier ministre, une nouvelle mobilisation pourrait être organisée le 7 septembre, cette fois avec leurs enfants. Ils menacent également de bloquer les abords de la Villa d’Accueil.

À travers cette démarche, le Collectif demande donc au gouvernement d’apporter une réponse rapide à leurs revendications, notamment en matière de sécurité, de réouverture des grands axes routiers et d’accompagnement des petits commerçants affectés par la crise.

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