Port-au-Prince, le 16 septembre 2026. — Plusieurs policiers de la Police nationale d’Haïti (PNH), appelés à rejoindre leurs nouveaux lieux d’affectation, seraient toujours en attente d’un moyen de transport à l’Académie de police nationale. D’après des informations recueillies par Vant Bèf Info, certains agents patienteraient sur place depuis deux jours.
Au moment de la rédaction, aucune solution définitive n’aurait encore été mise en place pour assurer leur déplacement vers les départements concernés.
Des policiers contactés par la rédaction ont fait part de leur mécontentement face à cette situation. Ils estiment que les conditions dans lesquelles leur transfert est organisé ne tiennent pas suffisamment compte des exigences liées à leur fonction.
Cette situation remet ainsi au premier plan la question de la logistique entourant les mutations et le déploiement des agents de la PNH à travers le pays.
Plusieurs transferts depuis Delmas 33
Ces difficultés interviennent après une série de changements d’affectation concernant des policiers auparavant stationnés au commissariat de Delmas 33.
Depuis plusieurs semaines, des agents de différents grades ont été transférés vers plusieurs départements. Des sources officieuses associent ces mutations à la recrudescence des enlèvements enregistrés dans la commune de Delmas.
Toutefois, le porte-parole de la PNH, Garry Desrosiers, avait indiqué le 27 août 2026 que ces mouvements ne constituaient pas des mesures disciplinaires. Il les avait présentés comme faisant partie du fonctionnement normal de l’institution et de l’application de ses règles.
Des enlèvements continuent d’être signalés
Malgré les changements opérés au sein des effectifs policiers de Delmas 33, de nouveaux cas d’enlèvement ont continué d’être rapportés dans la commune.
Le journaliste de Radio Télé Métropole, Wesley Jean Renaud, a notamment été enlevé à Delmas 31 le 7 septembre 2026. Deux jours plus tard, deux élèves auraient été kidnappés à Delmas 75 alors qu’ils se rendaient à leurs établissements scolaires.
Ces incidents alimentent les interrogations sur les mesures de sécurité mises en place dans la commune.
Pour les policiers concernés par les transferts, l’organisation de leur déplacement constitue désormais une autre difficulté. Leur attente prolongée à l’APN met en évidence les défis logistiques auxquels la PNH doit faire face pour assurer le déploiement de ses agents dans les différentes régions du pays.


