Dans la nuit de samedi à dimanche, les États-Unis ont lancé une nouvelle série de frappes aériennes contre plusieurs installations militaires en Iran, en réponse à une attaque ayant coûté la vie à deux soldats américains.
Selon le Commandement central américain (CENTCOM), les militaires ont été tués vendredi lors d’une attaque impliquant des missiles et des drones, attribuée à l’Iran. Un troisième soldat est toujours porté disparu, tandis que quatre autres ont été blessés puis évacués vers des établissements de santé en Jordanie. Les autorités américaines ont indiqué que l’identité des deux victimes ne serait pas divulguée avant que leurs familles n’en soient officiellement informées.
En représailles, Washington affirme avoir ciblé des dépôts d’armes, des infrastructures logistiques ainsi que des installations militaires iraniennes utilisées, selon le CENTCOM, pour menacer les forces américaines et la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Du côté iranien, les autorités de la province d’Hormozgan font état d’un premier bilan de trois morts et huit blessés à la suite des frappes.
Téhéran a vivement dénoncé cette opération. Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, accuse les États-Unis d’avoir violé le protocole d’accord signé le 17 juin et promet une réponse ferme. De son côté, le conseiller militaire Mohsen Rezaï a averti que l’Iran entrerait dans une « phase d’offensive totale » si les attaques américaines se poursuivaient.
Les autorités iraniennes affirment également avoir lancé des attaques contre des installations situées au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie. La Jordanie indique avoir intercepté dix missiles iraniens, tandis que Bahreïn affirme avoir neutralisé plusieurs drones et missiles visant son territoire.
Par ailleurs, les tensions demeurent vives dans le détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce mondial des hydrocarbures. Les Gardiens de la révolution iraniens soutiennent avoir intercepté plusieurs pétroliers, une affirmation rejetée par les autorités militaires américaines.
Cette nouvelle montée des tensions ravive les inquiétudes de la communauté internationale, qui redoute une extension du conflit à l’ensemble du Moyen-Orient ainsi que d’importantes répercussions sur la sécurité régionale et les marchés mondiaux de l’énergie.
