À mesure que le procès lié à l’assassinat de Jovenel Moïse touche à sa fin à Miami, des inquiétudes persistent en Haïti quant à sa capacité à révéler toute la vérité. Le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance, estime que la procédure actuelle reste limitée et ne permet pas d’identifier l’ensemble des responsables.
Selon lui, le procès se concentre principalement sur des exécutants, sans remonter jusqu’aux auteurs intellectuels ni explorer en profondeur les ramifications du complot. Il souligne la complexité du dossier, impliquant des réseaux nationaux et internationaux ainsi que des circuits financiers encore largement méconnus.
Espérance regrette également l’absence de plusieurs acteurs clés dans cette procédure, notamment Dimitri Hérard et Joseph Félix Badio, considérés comme centraux dans l’affaire.
Il insiste particulièrement sur le manque d’investigations financières. Selon lui, les montants évoqués dans le procès ne reflètent pas l’ampleur réelle des ressources mobilisées pour l’opération. Il appelle ainsi à une enquête approfondie afin de retracer les flux financiers et identifier les véritables commanditaires.
Enfin, il met en garde contre les accusations publiques non prouvées, soulignant la nécessité de s’appuyer sur des éléments judiciaires solides pour établir les responsabilités.


