Intervenant le vendredi 30 janvier 2026 à l’émission Le Rendez-Vous, animée par Volcy Assad, le Dr Josué Pierre Louis s’est montré particulièrement ferme sur le respect des procédures internes du Conseil présidentiel de transition (CPT) et de la Présidence. Selon lui, seul le Coordonnateur du CPT est habilité à transmettre un document officiel aux presses nationales, une prérogative qui ne peut être exercée ni individuellement ni collectivement par d’autres conseillers.
Le Dr Pierre Louis dit ne pas comprendre la démarche ayant conduit à l’élaboration d’une résolution visant à révoquer un Premier ministre. « Je ne comprends pas pourquoi il faudrait une résolution pour révoquer un Premier ministre. Je n’ai jamais vu qu’on acte la révocation d’un Premier ministre par résolution », a-t-il déclaré.
L’ancien secrétaire général de la Présidence a rappelé que les textes régissant le fonctionnement du CPT prévoient trois réunions statutaires par semaine avant toute prise de décision majeure. À ces réunions s’ajoutent, selon lui, des exigences strictes en matière de convocation, de notification et de respect des formes administratives.
« Le Secrétaire général de la Présidence doit constater le quorum. Si tout est fait dans les règles, le président du CPT, Laurent Saint-Cyr, n’a aucune raison de refuser de signer pour l’envoi du document aux Presses nationales », a-t-il expliqué. En revanche, si les règles ont été bafouées, il estime qu’il revient au président du CPT de garantir le respect des textes et du processus, quitte à exiger de nouvelles délibérations.
Tout porte à croire, selon le Dr Pierre Louis, que la Secrétaire générale de la Présidence n’était même pas présente lors des rencontres concernées. Des informations font état de tentatives de certains conseillers visant à lui remettre ultérieurement le document de la résolution pour assurer le suivi administratif, ce qui constituerait, selon lui, un indice clair de son absence lors des discussions.
Se voulant catégorique, le Dr Josué Pierre Louis a rappelé que la rédaction des documents officiels relève exclusivement du Secrétariat général de la Présidence. À son avis, il est inconcevable de rédiger une résolution en dehors de cette instance avant de la soumettre à la Secrétaire générale. « C’est à elle de rédiger le document, de le soumettre au président pour signature, puis de l’envoyer aux presses nationales », a-t-il précisé, soulignant que les cinq conseillers ne peuvent en aucun cas agir en dehors de ce cadre légal.
Ce dossier a déjà conduit à des sanctions contre quatre conseillers présidentiels ainsi qu’un ministre du gouvernement. À quelques jours de la fin du mandat du CPT, la situation semble toutefois marquer une accalmie.
Parallèlement, les acteurs politiques s’engagent dans une véritable course contre la montre pour tenter de dégager une issue avant le 7 février. Dans l’après-midi de ce vendredi, ils ont notamment rencontré des représentants de la CARICOM afin de discuter d’une possible solution à la crise.

