Kenscoff, 28 août 2026. — Les violences enregistrées les 23 et 24 août à Kenscoff ont entraîné de nouveaux déplacements de population. Selon les données des Nations unies, 77 % des personnes déplacées ont trouvé refuge auprès de familles à Pétion-Ville, tandis que les 23 % restants ont rejoint trois sites d’accueil, dont l’un existait déjà avant cette nouvelle vague de violences.
Les déplacements concernent principalement les zones de Centre-Ville, Vilier, Tête de l’Eau et Morne Jean Jacques, situées dans la troisième section communale de Sourcailles.
Des familles contraintes de fuir à nouveau
Pour échapper aux attaques, de nombreuses familles ont dû abandonner leur domicile et chercher refuge auprès de proches dans différents quartiers de Pétion-Ville.
Les violences ont été accompagnées d’incendies, d’enlèvements et de pertes en vies humaines. Certaines familles, déjà déplacées lors de précédentes attaques, ont une nouvelle fois été contraintes de quitter leur lieu de résidence.
Cette répétition des déplacements accentue une situation humanitaire déjà préoccupante dans la commune de Kenscoff, où les populations civiles sont confrontées depuis plusieurs mois à des attaques armées successives.
47 morts, 22 blessés et plus de 50 enlèvements
D’après les Nations unies, les violences des 23 et 24 août ont fait 47 morts et 22 blessés. Plus de 50 personnes auraient également été enlevées.
L’attaque a été attribuée à des membres de la coalition criminelle « Viv Ansanm ».
Ces nouvelles violences s’inscrivent dans un contexte d’instabilité persistante à Kenscoff, marquée par des attaques répétées et des déplacements successifs de la population.
Le Conseil de sécurité de l’ONU se penche sur la situation
Cinq jours après les violences, la situation en Haïti doit être examinée par le Conseil de sécurité des Nations unies.
La réunion est prévue ce vendredi 28 août 2026 à New York. Les conséquences sécuritaires et humanitaires des violences devraient notamment être au cœur des discussions.
