PORT-AU-PRINCE, 28 août 2026. — La situation sécuritaire à Kenscoff continue de susciter de vives inquiétudes au sein des Nations unies. Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le représentant du BINUH, Carlos Ruiz Massieu, a alerté sur les attaques menées par des groupes armés dans plusieurs secteurs de cette commune située dans les hauteurs de Port-au-Prince.

Selon le responsable onusien, ces violences ont fait plusieurs victimes. Des dizaines de personnes auraient également été enlevées, tandis que plusieurs autres ont été blessées.

Des habitations ont été incendiées au cours des attaques. Des habitants qui tentaient de quitter les zones touchées auraient également été pris pour cible. Face à cette situation, Carlos Ruiz Massieu a demandé la libération immédiate et sans condition des personnes enlevées, en particulier les femmes et les enfants.

L’ONU demande un renforcement de la sécurité

Le responsable du BINUH a appelé à un renforcement rapide de la présence des forces de sécurité à Kenscoff. Il préconise notamment une mobilisation accrue de la Police nationale d’Haïti (PNH), des Forces armées d’Haïti (FAd’H) et de la Force de suppression des gangs (GSF) afin de mieux protéger les populations civiles.

Carlos Ruiz Massieu a également insisté sur la nécessité d’ouvrir rapidement des enquêtes et de traduire en justice les auteurs présumés des violences.

Les investigations, selon lui, doivent également viser les personnes qui financent, arment ou facilitent les activités des groupes armés.

La crise sécuritaire menace le processus politique

Pour le BINUH, l’insécurité représente également une menace pour le processus politique en cours en Haïti.

L’organisation estime qu’en l’absence d’une amélioration significative de la situation sécuritaire, les efforts visant à faire avancer le processus politique et à préparer les prochaines élections risquent de rester fortement compromis.

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