NEW YORK, 28 août 2026. — Quelques jours après les violences meurtrières enregistrées à Kenscoff et les prises d’otages rapportées dans la commune, Haïti a renouvelé son appel à une réponse internationale plus rapide face à la crise sécuritaire.

Prenant la parole à New York, l’ambassadeur haïtien Pierre Éricq Pierre a salué les efforts déployés par la Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAd’H) sur le terrain, avec le soutien de la force internationale.

Un déploiement jugé trop lent

Le diplomate estime toutefois que le déploiement de la force internationale doit être accéléré. Il demande que celle-ci atteigne rapidement l’effectif de 5 500 membres initialement prévu, avec les ressources nécessaires pour mener efficacement sa mission en Haïti.

Selon Pierre Éricq Pierre, la Côte d’Ivoire, la Mongolie et le Tchad ont déjà conclu des accords avec Haïti en vue de participer à cette force. Des négociations se poursuivent par ailleurs avec le Bangladesh, le Guatemala, la Jamaïque et le Sri Lanka.

Haïti veut limiter l’arrivée des armes

L’ambassadeur haïtien a également insisté sur la nécessité de renforcer l’application de l’embargo sur les armes destiné à Haïti.

Pour lui, une meilleure maîtrise des flux d’armes et de munitions est indispensable pour affaiblir les groupes armés et réduire leur capacité à alimenter la violence dans le pays.

Pierre Éricq Pierre a enfin appelé les partenaires internationaux à soutenir les efforts visant à rétablir la sécurité et l’autorité de l’État.

Il a également souligné l’importance de réunir les conditions sécuritaires nécessaires à l’organisation des prochaines élections en Haïti.

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