Les États-Unis ont annoncé, ce samedi 10 janvier, avoir mené des frappes « à grande échelle » contre des cibles du groupe jihadiste État islamique (EI) sur l’ensemble du territoire syrien.
Dans un communiqué publié sur le réseau social X, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que ces opérations ont été menées « en collaboration avec des forces partenaires », visant plusieurs positions stratégiques de l’EI à travers la Syrie.
Selon les autorités américaines, ces frappes s’inscrivent dans la continuité des actions militaires engagées depuis l’attaque meurtrière du 13 décembre dernier dans la région de Palmyre. Fin décembre, Washington avait déjà annoncé avoir ciblé des « bastions » du groupe jihadiste, avec le soutien de la Jordanie.
L’armée américaine précise que l’attaque contre les forces américaines a été perpétrée par un membre de l’État islamique. Il s’agit de la première attaque de ce type signalée en Syrie depuis la chute de l’ancien président Bachar al-Assad en décembre 2024.
Durant la guerre civile syrienne, déclenchée en 2011 par des manifestations pro-démocratie, l’EI avait pris le contrôle de vastes territoires, notamment dans la région de Palmyre. Le groupe avait été militairement défait en 2019 par la coalition internationale. Toutefois, malgré cette défaite, des combattants de l’organisation, repliés dans les zones désertiques du pays, continuent de mener des attaques sporadiques.
Ces nouvelles frappes interviennent alors que la question du maintien de la présence militaire américaine en Syrie se pose à nouveau. Le retour au pouvoir de Donald Trump, connu pour son scepticisme quant à l’engagement militaire américain à l’étranger, ravive le débat.
En avril dernier, le Pentagone avait annoncé son intention de réduire de moitié le nombre de soldats américains déployés en Syrie, un effectif dont le chiffre exact n’est pas officiellement communiqué.

