Port-au-Prince, le 18 janvier 2026 — Le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a adressé un message public au musicien haïtien Wyclef Jean, l’appelant à utiliser sa notoriété internationale pour rappeler l’histoire, la dignité et les souffrances du peuple haïtien face à la crise prolongée que traverse le pays.

Dans une vidéo d’environ trois minutes, largement relayée sur les réseaux sociaux, le chef de l’État burkinabè précise ne pas s’adresser à une célébrité, mais à une voix qui a porté le nom d’Haïti au-delà de ses frontières. Il rappelle le rôle historique d’Haïti comme première nation noire libre issue d’une révolte d’esclaves, soulignant que cette liberté a été acquise au prix de lourds sacrifices.

Selon Ibrahim Traoré, le monde n’a jamais véritablement reconnu ce coût historique et continue d’ignorer les conséquences durables imposées au pays. Il évoque également l’influence de Wyclef Jean, dont la musique a contribué à maintenir Haïti visible sur la scène internationale, même à des périodes où le pays était largement marginalisé.

Le président burkinabè estime que cette visibilité confère à l’artiste une responsabilité morale, dans un contexte où Haïti est, selon lui, affaiblie non par nature, mais par des siècles de pressions, de sanctions indirectes et de systèmes imposés, déconnectés des réalités de la population.

Ibrahim Traoré dénonce par ailleurs une posture internationale marquée par l’analyse et le commentaire, mais rarement par une écoute réelle des Haïtiens ou un dialogue avec eux.

En conclusion, le président du Burkina Faso appelle Wyclef Jean à ne pas céder au silence, qu’il juge dangereux dans la période actuelle, et à continuer d’utiliser sa notoriété pour rappeler au monde l’histoire, la résilience et la voix du peuple haïtien.

Partager.

Les commentaires sont fermés.

Exit mobile version